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Plafonds de loyer et de ressources : comment ils se calculent

Plafonds de loyer et de ressources : comment ils se calculent

Les plafonds de loyer et de ressources se calculent en deux temps : un loyer au mètre carré fixé par zone, corrigé par un coefficient lié à la surface utile, et un revenu maximal du locataire apprécié sur son avis d'imposition. Les dispositifs de défiscalisation immobilière reposent tous sur le même équilibre : une réduction d'impôt en échange d'un loyer inférieur au marché. Deux plafonds encadrent cet engagement, et leur calcul obéit à des règles précises qu'il vaut mieux maîtriser avant de signer.

Le premier concerne le loyer. Il s'exprime en euros par mètre carré et dépend de la zone où se situe le bien. Le territoire est découpé en zones A bis, A, B1, B2 et C, de la plus tendue à la plus détendue, Paris et sa proche couronne relevant de la zone A bis. Ces barèmes sont revalorisés chaque année.

Le coefficient multiplicateur, souvent mal compris

Le plafond brut ne s'applique pas tel quel. On lui applique un coefficient qui dépend de la surface : zéro virgule sept plus dix-neuf divisé par la surface utile, le résultat étant plafonné à un virgule deux. Cette formule avantage les petites surfaces, dont le loyer au mètre carré est structurellement plus élevé, et pénalise les grandes.

Concrètement, un studio atteint vite le plafond du coefficient : le plafond brut de la zone y est majoré d'un cinquième. À l'inverse, pour un grand appartement familial, le coefficient descend sous un, et le loyer autorisé au mètre carré devient inférieur au barème affiché pour la zone. Comparer deux biens sur le seul barème de zone conduit donc à surestimer le loyer des grandes surfaces.

La surface prise en compte n'est pas la surface habitable seule. Il s'agit de la surface utile, égale à la surface habitable augmentée de la moitié des annexes comme un balcon ou une cave, dans la limite de huit mètres carrés. Une erreur sur ce calcul fausse tout le montage. Le détail des montants par zone pour l'ancien dispositif est repris dans notre page sur le plafond de loyer Duflot par zone.

Le plafond de ressources du locataire

Le second plafond porte sur les ressources du locataire. Il varie selon la zone et la composition du foyer, et se vérifie sur le revenu fiscal de référence figurant à l'avis d'imposition de l'avant-dernière année. Pour un bail signé en 2026, le tableau publié par Service-Public.fr retient ainsi le revenu fiscal de référence de 2024. Le contrôle se fait à l'entrée dans les lieux uniquement : un locataire dont les revenus augmentent ensuite ne remet pas en cause l'avantage fiscal. Les conditions propres à l'ancien dispositif sont détaillées dans notre page consacrée au plafond de ressources du locataire Duflot.

Ces deux vérifications se font avant la signature du bail, pièces à l'appui. Une erreur découverte plus tard entraîne la reprise de la réduction d'impôt sur toute la période, d'où l'intérêt de connaître le zonage applicable à votre commune avant même l'acquisition.

Où en sont ces dispositifs aujourd'hui

Le Pinel, qui avait pris la suite du Duflot, n'accueille plus de nouveaux investissements : l'administration indique qu'aucune opération ne peut plus être réalisée sous ce régime depuis le 1er janvier 2025. Les propriétaires déjà engagés restent tenus par les plafonds pendant toute leur période de location : à chaque changement de locataire, les deux vérifications décrites plus haut se refont avec le barème de l'année du nouveau bail.

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